13) Le dirigeable

Page

Treizième titre de l’album « Excès d’ivresse » : « Le dirigeable »…

Transporté par le chant d’un « chien noir » dans l’ombre du Zeppelin, le riff d’une guitare balançait tendrement au vent de la nacelle. Et pourtant, quatre sigles distincts le rendaient vulnérable. Tu les avais brodés, Maman, sur les poches de mon « Jean ». Depuis, je les porte en moi et mon cœur en émoi !

 Le dirigeable

Un « Jean » rapiécé

Pour ne pas faire semblant,

Quatre poches effilées

Dont deux sur le devant.

Les deux autres à l’arrière

Et l’amour de ma mère…

Souvenirs de jeunesse

Elle les avait brodés,

Tréma d’une caresse

Comme un vœu exaucé.

Je les portais en moi

Et mon cœur en émoi…

« Ballantine » pour Bonzo

Jimmy fier de se taire,

John Paul et son logo

La plume pour Robert.

Au royaume de l’ermite

Led Zeppelin est un mythe…

De l’escalier du ciel

À la maison des saints,

« La » mineur en sommeil

D’un archet cristallin.

L’errance du chien noir

M’offrait tous les espoirs…

Page cordes résonnent

Au rythme de Bonham,

Que les notes de Jones

Volent en mille états d’âme.

Flirtant avec le fa

Et jusqu’à la coda…

Souvenances câlines

Elle les avait choisis,

Ses monceaux de soie fine

« Physical Graffiti ».

Sous sa voix déchirante

Plant une œuvre chantante

Ta présence me manque

Kashmir folles étoffes,

Et l’ombre d’un silence

En guise d’apostrophe.

Une chanson commune

Mais qui frôlait la lune…

Une chanson commune

Mais qui frôle la lune…

Facebook