14) La page blanche

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La page blanche

Fleurs du mal-être à deux

J’aimais ton accent grave

Qui momifiait le temps

Des interdits qu’l’on brave,

Loin des regards curieux

Avant que d’être vieux,

Aussi vide qu’une page

Blanche comme une image…

Quelques notes emportées

Pour faire danser les mots

Fusionnaient en émoi 

Et me brûlaient les doigts. 

Un rythme balançait

D’incestueux tango,

Sombre comme un nuage

Aux prémices de l’orage…

Laisse aller c’est la pluie 

Qui caresse ton visage

Une goutte se meurt

Lentement sur tes seins.

L’élégance du fruit

Que la saveur partage

Vint endiguer nos peurs

Jusqu’au petit matin…

Car l’art ! Travail d’orfèvre

Fait d’éthique et de tact

Faisait sonner l’horloge

Sous un couvert d’éloges.

Le sourire de tes lèvres

Et ma passion intacte

Vouaient à nos bels âges

Ce « fièvre » enfantillage…

Ma tête sur ton ventre

Aux délices inspirés,

Nébuleux automate

Que la fleur aromate.

Caressait l’épicentre

Tout autant désiré,

Prudents et presque sages

Vers l’inconnu voyage…

Laisse aller c’est la pluie 

Qui caresse ton visage

Une goutte se meurt

Lentement sur tes seins.

L’élégance du fruit

Que la saveur partage

Vint endiguer nos peurs

Jusqu’au petit matin…

Loin des regards curieux

Des interdits qu’l’on brave

À la rosée naissante

De nos amours servantes.

Un ordre impétueux

Que mon esprit concave

Fila, triste ombrage,

En refermant la page….

Le temps gris qui s’enfuit

Fol me décourage

Et l’ombre de ses pleurs

Masque nos lendemains.

Ces mille et une nuits

Que ta flamme sauvage

Prête aux songes rêveurs

Un charme libertin…

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